Zazie

Grande Journée d’Etude de ZAZIE le 10 octobre

A Bruxelles, avec Daniel Roy :  L'invention de l'inconscient.

">

ZazieGrande Journée d’Etude de ZAZIE

L’INVENTION DE L’INCONSCIENT
avec Daniel ROY

 

La journée introduira au thème de travail du Cereda pour cette année.

Daniel Roy présidera la discussion clinique autour des travaux de Patricia Bosquin-Caroz, Daniel Pasqualin, Véronique Robert et Yves Vanderveken. L’après-midi, Daniel Roy conclura la journée par une conférence .

Argument: Comment les enfants inventent avec l’inconscient

Lacan écrit ceci : « L’inconscient, est le témoignage d’un savoir en tant que pour une grande part il échappe à l’être parlant.»

Quand l’ouverture à l’inconscient est possible, que fait le praticien des formations de l’inconscient, rêves, lapsus, actes manqués, qui ne manquent pas de surgir dès lors qu’on est disposé à les éveiller et à les accueillir ?

Pour répondre à cette question et orienter notre pratique avec les enfants, il apparaît d’abord essentiel de différencier l’inconscient « savoir » de l’inconscient « sujet », ainsi que nous y invite Jacques-Alain Miller : « Définir l’inconscient comme sujet est à l’opposé de le définir comme savoir ».

L’inconscient comme savoir, comme paroles dites au sujet, comme surmoi, est fait de «formules inscrites programmant le sujet». Cette face est affaire de répétition se présentant toujours «comme si c’était la première fois» et vise un noyau de réel inassimilable dont le modèle est le trauma, manque dans ce savoir.

Tandis que l’inconscient comme sujet met l’accent «sur la rencontre au hasard, sur l’imprévu, et même au-delà sur l’imprévisible», soit sur le fait que tout n’est pas joué avant six ans. Cette face s’offre comme temporalité d’ouverture puis de fermeture, «temporalité de l’éclair, perceptible dans le lapsus, temporalité de ce qui apparaît pour disparaître aussitôt», manque à être donc.

On aperçoit ici l’enjeu éthique d’une pratique ouverte à la dynamique de l’inconscient, à sa face « sujet ». A notre époque qui veut tout prévoir, tout programmer, il ne faudrait en effet pas que nous ajoutions l’inconscient surmoïque comme une programmation supplémentaire réduisant le sujet au silence de la pulsion. Il s’agira, au contraire, grâce à la présence de l’analyste, d’ouvrir pour le sujet un futur non écrit à l’avance.

Cet engagement, c’est aussi bien celui du praticien que celui de l’enfant, analysant à part entière… si ses parents l’y autorisent.

Pour quelle sorte de savoir faire ?

Un savoir-faire de « bricoleur », dit Jacques-Alain Miller.

« C’est comme avec le lego. Une fois que vous avez fait une réalisation avec le lego, vous le redéfaites, vous le rangez dans sa boîte, et puis après, avec les mêmes éléments, vous allez les monter autrement. (…) Le lego n’est pas le comble de la spéculation conceptuelle, mais c’est ça le bricolage à la disposition de tous.»

Dès le début des entretiens et tout au long de ceux-ci, des conditions sont nécessaires pour que l’enfant et les adultes qui l’accompagnent puissent consentir à s’engager, en compagnie du praticien à la rencontre de l’inouï et de l’inédit. C’est ce que nous explorerons et étudierons cette année dans le groupe Zazie du Nouveau Réseau Cereda

Joëlle Hallet

Renseignements:

Les commentaires sont fermés

Les commentaires sont désactivés. Vous ne serez pas en mesure de poster un commentaire dans cet article.