Quarto

Quarto 96 : L’arrêt de la cure







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Éditorial

La cure analytique a-t-elle une fin ?

C’est une question freudienne que Lacan a repris et voulu dépasser, en soutenant et démontrant que oui, une cure peut avoir une fin logique. C’est ce que la procédure de la passe vérifie. Cette livraison de Quarto s’y attache largement, par le témoignage et l’étude d’une passe ; les témoignages de passe ne pouvant se prendre qu’au un par un, pour éventuellement faire série.

Dans la fin de son enseignement, Lacan cerne pourtant, à travers l’aphorisme, « Il n’y a pas de rapport sexuel », un point d’indépassable. A-t-il pour conséquence une nouvelle dimension d’infini de la cure ? Jacques-Alain Miller propose ici d’introduire, sur cette question, la distinction entre le traitement, en tant que rencontre avec un analyste, et le processus analytique en tant que tel.

Il y a des cures qui ne s’arrêtent pas. Certaines d’ailleurs ne commencent pas. Il semble, pour d’autres, cliniquement important de les terminer, parfois rapidement. Il y a là un empan analytique, clinique et épistémique, dont il s’agit aussi de faire série et que ce numéro de Quarto étudie. Cela n’est pas sans convoquer, avec précision, l’ensemble des concepts analytiques qui, eux-mêmes, trouvent à s’éclairer en se rompant à l’expérience.

Il s’agira donc ici de psychanalyse en intension.

La question du travail en cartel – « élaboration soutenue en petit groupe » dont Lacan faisait, avec la passe, le cœur de son École – se devait d’y trouver place. Nécessairement. C’est ce que nous avons voulu remettre en exergue, par des témoignages – frais, voire naïfs au sens noble du terme – de l’expérience du travail en cartel. Ceux-ci se situent volontairement au niveau subjectif. Exercice nouveau et ponctuel.

Yves Vanderveken

Sommaire

Éditorial

La cure et son arrêt

Jacques-Alain Miller : Quand la cure s’arrête
Bernard Seynhaeve, Jacques-Alain Miller, Esthela Solano
et Éric Laurent : Une passe
Éric Laurent : La passe : un pari contre le sujet supposé savoir
Sophie Marret : Quand la cure doit prendre fin

Durée courte

Gil Caroz : Un sujet supposé savoir la conclusion

Direction de la cure

Patricia Bosquin-Caroz : Antoine le « lettreur »
Damien Guyonnet : D’un usage de l’hallucination verbale

Témoignage de l’expérience du travail en cartel

Thierry Van de Wijngaert : De l’horreur dans le cartel
Pascale Simonet : Le cartel, une recherche à plusieurs qui force à penser
Annick Brauman : L’expérience du cartel
Virginia Rodriguez Rochette : Une fourmi sur sa bande de Moebius

Un lièvre

Anaëlle Lebovitz : Trompe-la-mort en Patagonie

Théâtre

Dominique Lauwers-de Halleux : Castellucci ou la retour à la tragédie

Un numéro, un film

La rubrique de Daniel Pasqualin : Gran Torino (La colonne de transmission)

Stendhal et Quarto

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