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Courtil en ligneS, le 10 – À l’horizon de la clinique : l’impossible

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Éditorial

À l’horizon de la clinique : l’impossible

par Céline Aulit | le 25 février 2013

À l’occasion de son dixième numéro, Courtil en ligneS s’est penché sur ces sujets qui vivotent sur le bord des voies pourtant tracées pour eux, ces enfants qui errent entre deux lieux ou qui court-circuitent même les chemins de traverse. Ces sujets pour qui la jouissance prend souvent le pas sur toute possibilité de lien social. C’est le cas de Tom, Arthur, Kévin, Félix, Donavan, Amélie ou Thibaut qui, chacun à leur façon, ont trouvé sur leur parcours, un partenaire qui crée avec eux cette « poche d’air » que Véronique Servais nous définit comme « une tentative d’introduire du deux là où Y a d’l’Un ». Ces textes cliniques sont tous, chacun à leur façon, empreints du désir décidé des auteurs de suivre ces petits funambules pour rendre la rencontre, parfois pour un temps court et fragile, possible. Ils montrent de façon saisissante à quel point « c’est lorsque vit un impossible à dire et règne le silence que s’ouvre alors seulement la possibilité d’écrire quelque chose avec les mots », comme nous le transmet Miguel Bassols. C’est dans l’espace de cette rencontre singulière que pourra s’écrire un travail, se dessiner un bord sur lequel le sujet pourra avancer sans être à l’extérieur de tout lien social.

De réel bouillonnant, il est question dans le texte de Sophie Le Goff qui nous ouvre les portes de l’univers d’André Robillard, artiste peintre de la collection de l’Art Brut de Lausanne et du LAM de Lille. A partir d’un impossible à faire avec un bout de réel trop envahissant, cet artiste s’est créé un sinthome, une béquille avec laquelle il a pu circuler dans le monde.

C’est précisément pour frayer cette voie au sujet, en quête de solution pour vivre mieux avec son réel qu’Éric Laurent, nous fait part dans une interview exclusive sur son dernier ouvrage La bataille de l’autisme de la nécessité des repères que peut offrir une psychanalyse bien vivante, à l’heure des calculs en tout genre et du monde qui tourne grâce aux médicaments ou aux évaluations.

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