CPCT

Retours de l’après-midi du CPCT de Bruxelles

Ce samedi 7 décembre, le Centre Psychanalytique de Consultations et de Traitements

a transmis quelques résultats de son travail à partir de l’étude de quatre exposés cliniques.

 

Francesca Biagi-Chai, psychanalyste à Paris,

membre de l’École de la Cause Freudienne,

a animé cette recherche et l’a nourrie de son expérience et de ses questions.

 


 

        L’après-midi du CPCT  fut inaugurée par cette belle formule de Francesca Biagi Chaï : «un filet de pêche à Réel pour celui qui a chance de s’y arrimer ».
Quatre textes, quatre styles, quatre formes tissant chacun à leur manière une terre d’asile à ce  que le discours du maître moderne exclut : la « clocherie » du sujet.

Quatre éclairages différents mettant en lumière la fonction du semblant qui permet à certains sujets d’habiller leur « moi » afin d’éviter le trou.

Quatre façons de subvertir la réalité en la rectifiant par le Réel en jeu, et non pas par les injonctions cousues de fils du sens commun.

Quatre esquisses d’une nouvelle pragmatique : un passage à l’invention où se fraye  la possibilité de manier l’objet plutôt que de s’y réduire.

Quatre voix pour faire entendre que parler n’est pas spécialement dire.

Quatre voix bordées par deux présidentes et une extime, affûtant, sans relâche, le tranchant de chaque cas.

Claire Piette

 

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        Le nombre de psychose n’est pas en augmentation, c’est le lien social qui est de plus en plus défaillant. Les sujets sont déboussolés. Au CPCT, on renverse les idées reçues. Ce qui est visé, ce n’est pas une grande direction, ni une adaptation de l’individu à la société. Le réel et le semblant sont interrogés. La spécificité du CPCT est de préciser la fonction du semblant pour chaque sujet, de border la jouissance, de consolider et même de fixer un point d’appui. Mais tout en douceur… Au CPCT, pas de suppléance avec un grand S, pas de symptôme avec un grand S mais la mise en lumière de toute la valeur de la clocherie dans la psychose.

Catherine de Villers

 

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        Le CPCT ? Un lieu anti-chute !

 

        Cet après-midi de travail a mis le fait en valeur : beaucoup de sujets arrivent au CPCT en rupture d’avec le discours du maître. Quelque chose du régime des semblants est atteint. L’enjeu alors, c’est d’opérer une rectification des rapports avec la réalité par le réel, nous a indiqué Francesca Biagi-Chaï.

Par le réel, c’est-à-dire à partir de la rencontre avec le réel dont témoigne le patient, et dont les conséquences s’impriment littéralement dans son existence. Non pas à partir du surmoi, ou des idéaux, qu’il convient de laisser à la place d’où ils n’ont pu répondre, pour ménager suffisamment un espace désirant au sujet.

         Le réel, c’est par ses effets, ou les traces qu’il laisse, qu’on le débusque. C’est aussi là que l’on peut lire les effets d’un traitement. Par son attention précise au détail clinique, Fr Biagi-Chaï, dans les quatre cas présentés, a attiré notre attention sur certaines de ses occurrences.

L’un de ceux-ci illustrait en quoi le rapport à l’argent peut se présenter comme l’une des figures du réel pour un sujet. Certaines modifications de son statut dans l’existence, sa contingence, peuvent le conduire sur les rives du passage à l’acte, comme l’illustre le cas des sœurs Papin, relu pour nous par Fr Biagi-Chaï à la lumière de cette clé ; ou au contraire, témoigner d’une forme de séparation, lorsqu’enfin, il consent à un boulot « alimentaire», produisant dans le même mouvement un écart -réel- d’avec l’Autre parental qui jusque-là avait subvenu à ses besoins.

 

        En quoi, oui, s’orientant sur le réel du sujet, le CPCT a témoigné de son efficacité comme dispositif « anti-chute » du lien social.

 

Nadine Page

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