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TyA – Addiction et répétition – 27 avril 2016

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Addiction et répétition

Attention : la deuxième séance, initialement prévue le 23 mars,
est déplacée au mercredi 27 avril à 20h30
au local de l’ACF-Belgique

L’Au-delà du principe de plaisir

Qu’y a-t-il de commun entre le jeu d’un tout jeune enfant dans un salon bourgeois du début du XX° siècle et les névroses de guerre ou les névroses traumatiques communes ?

C’est autour de ces observations que Freud va construire sa réflexion à propos d’un au-delà du principe de plaisir, qui s’impose progressivement à lui pour pouvoir répondre de ce qui se manifeste alors dans les cures. La psychanalyse comme « art de l’interprétation (1) » ne suffit plus à résoudre les symptômes que présentent les patients. Ce que constatent les analystes des années ‘20, c’est que le névrosé est conduit à répéter dans le transfert « le reflet renouvelé d’un passé oublié (2) ». Une « compulsion de répétition (3) » l’y pousse, qui excède le principe de plaisir. Nous nous attacherons, lors de cette deuxième séance, à suivre pas à pas la construction devenue nécessaire à Freud pour répondre de cette manifestation du réel dans les cures.

Interviendront : Laurent Wyngaerden et Pascale Ver Eyken


Compte-rendu de la première séance, par P. Ver Eyken :

Lors de la première séance, deux articles ont servi de point de départ à notre réflexion.

Dans son article « Lire un symptôme (4) », J-A Miller avance que l’addiction est la racine du symptôme. Comment comprendre cette phrase ? Une première approche serait de la lire comme une métaphore. La face ininterprétable du symptôme s’apparente à l’addiction.
L’article de G Caroz « Mode de jouir, le temps de choisir (5) » permet une avancée sur la question de la percussion du corps par le signifiant. Dans cette perspective, on pourrait considérer que l’addiction est d’une part, une jouissance (le corps se jouit) et d’autre part, un traitement du noyau autoérotique.
Sophie Boucquey a opéré un retour à Freud et la Traumdeutung pour développer son hypothèse que l’identité de perception et l’identité de pensée seraient les précurseurs des deux faces de jouissance, à savoir l’itération et la répétition.
Eric Streveler s’est attaché « à cerner ce qu’il y a d’inextinguible dans le symptôme » à partir d’un fragment clinique. Les deux signifiants qui insistent chez ce sujet (mort-faute) sont-ils à considérer comme un impact de la langue maternelle sur le corps ? P Malengreau a rappelé que l’on peut situer les effets de cet impact, mais qu’il est difficile de dire exactement ce qu’est cet impact.
Le débat a suscité de nombreuses questions, notamment : l’impact du signifiant sur le corps est-il l’équivalent du refoulement primaire ? À quelles conditions peut-on avoir un corps et s’en servir ?Pour poursuivre, quelques lectures préparatoires utiles :
« L’Au-delà du principe de plaisir », Freud
« Lire un symptôme », J-A Miller, in Mental 26, Comment la psychanalyse opère, Revue internationale de psychanalyse, 2011
Nadine Page et Jean-Louis Aucremanne.

 

1 Au-delà du principe de plaisir, Freud, Essais de psychanalyse, Petite bibliothèque Payot, 1981, p. 57.
2 Au-delà… op cit p. 58
3 Au-delà…op cit, notamment p. 59
4 J-A Miller, in Mental 26, Comment la psychanalyse opère, Revue internationale de psychanalyse, 2011
5 Gil Caroz, Modes de jouir, le temps pour choisir, publié en préparation du colloque Uforca 2015, http://www.lacan-universite.fr/wp-content/uploads/2015/01/2-¦Caroz-e¦üdite¦ü-Logo.pdf

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