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4ème Conversation clinique du Kring voor psychoanalyse et de l’ACF-Belgique, Questions de genre

Conversation clinique du Kring voor psychoanalyse (NLS) et de l’ACF-Belgique

Questions de genre 

Samedi 9 février 2019 de 14h à 16h
Avec Anna Aromi
psychanalyste membre de l’ELP et de l’AMP 
Inscription : 30€ (-26 ans : 10€) à verser sur le compte BE90 0680 9297 5032  
 
+ Atelier de lecture en matinée, sur demande 
Inscription par mail auprès de Katty Langelez-Stevens (katty.langelez@me.com)

 

Dans la langue des adolescents, « genre » se trouve utilisé à peu près dans chaque phrase et à toutes les sauces. Il est devenu un mot à tout faire, un mot pour qualifier un état « je suis genre dégoûté », « elle m’a fait ça… genre j’ai rien compris. » Il sert aussi à faire une liaison ou à remplir un vide. Pourquoi ce mot s’est-il ainsi imposé à tout bout de phrases ? Faut-il y voir un lien avec la question du genre qui se pose d’une manière tout à fait inédite à nos adolescents ?

Jamais jusque là la possibilité du choix du genre n’avait été aussi développée . Il y a non seulement le choix de se définir d’un genre qui ne correspond pas à son sexe biologique mais aussi la possibilité de faire correspondre par la chirurgie son sexe biologique à son identité de genre. En dehors des deux identités classiques, on peut donc se définir en tant que transgenre, en tant qu’a-genre ou en tant que queer.

Dans son texte, Pour un congrès sur la sexualité féminine, Jacques Lacan dégage l’identité féminine de son rapport trop strictement lié au phallus et l’attache davantage à l’Autre. « L’homme sert ici de relais pour que la femme devienne cet Autre pour elle-même, comme elle l’est pour lui. » A partir de là, Lacan développera une théorie de la position sexuée de plus en plus libérée des déterminations biologiques. Quelque soit votre sexe, rien ne vous empêche de tenir des positions masculines ou féminines.

La quatrième conversation clinique de l’ACF-Belgique avec le Kring voor Psychoanalyse mettra au travail cette question de genre en proposant le matin un atelier de lecture autour de ce texte de Jacques Lacan. Il y aura deux présentations, chacune d’un membre d’une des deux associations. L’après-midi, quatre présentations de cas seront largement discutées. La journée sera animée par Anna Aromi, psychanalyste à Barcelone.

Katty Langelez-Stevens, Présidente de l’ACF-Belgique

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