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Conversation Clinique Kring-ACF-B, Le choc de l’interprétation

Samedi 25 janvier 2020 à Bruges

La conversation sera animée par Carole Dewambrechies-La Sagna, psychanalyste à Bordeaux, membre de l’ECF et de l’AMP

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Le choc de l’interprétation

Conversation Clinique Kring – ACF-B, 25 janvier 2020

 

L’expérience analytique est, comme nous le rappelle Jacques-Alain Miller, un lent “déshabillage de l’être”[1]. Une analyse mène à une satisfaction. Elle ne se déroule pas moins le long d’une succession de pertes, quoiqu’un analysant puisse en attendre quand il s’y engage. Le per via di levare rythme tout le processus, et la croyance-même dans la ‘vérité’ qui l’a mise en marche ne sera pas épargnée.

Dans ce processus, l’instrument est l’analyste, et l’acte est dans chacune de ses interprétations. Ce sont elles qui devront déranger la défense, feront vaciller les identifications et dissoudront le fantasme pour atteindre au sinthome au-delà du symptôme. Étant soumises à la stratégie de la cure, leur variété est énorme ; et au fur et à mesure des progrès de la cure, elles ne témoigneront plus exclusivement de la tactique de l’analyste, mais relèveront de tous les « mots qui portent » comme tels.

Qu’il y a des mots qui portent, c’est ce que nous montre aussi le travail en institution. Il n’est donc pas exclu que les interprétations fassent partie de ces interventions diverses qui doivent rendre la jouissance plus vivable. Mais il faudra mesurer au cas par cas, que ce soit en institution ou pas, si les mots tempèrent cette dimension de la jouissance ou pas. Il arrive aussi que certains sujets les prennent tellement au sérieux que leur portée peut nuire. Ou qu’il faille contrer l’interprétation.

Quatre cas cliniques seront présentés à la cinquième conversation clinique Kring – ACF-Belgique. Ils seront discutés en détail. L’interprétation qui relance les associations, ou celle qui les limite ? L’interprétation qui vise la signification du symptôme, ou son noyau réel ? Celle qui alimente les signifiants-maîtres ou celle qui, par l’équivoque, les résout ? Celle qui approche le symptôme à partir des déterminations de l’Autre, ou celle qui fait résonner les effets de jouissance de leur impact, afin de relâcher leur emprise sur le parlêtre ? Celle qui ajoute un signifiant ou celle qui se limite au constat de ce qui est ? Ces variétés d’interprétations seront certainement à l’ordre du jour de notre conversation. Est-ce que cette interprétation revêt pour un sujet la valeur d’un événement unique et mémorable, ou s’inscrit-elle plutôt dans la série ou la succession de petits chocs qui peuvent peu à peu sevrer le parlêtre de sa soif de sens ? En tout cas, l’interprétation, chaque fois qu’elle touche, a valeur d’événement.

La conversation sera animée par Carole Dewambrechies-La Sagna, psychanalyste à Bordeaux, membre de l’ECF et de l’AMP.

 

Geert Hoornaert

 


[1]   Miller, Jacques-Alain, L’os d’une cure (1998), Navarin Éditeur, 2018, p. 19.

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