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XXIIème conversation du TyA en Belgique

https://www.weezevent.com/22eme-conversation-du-tya Le thème de cette année: A CORPS PERDU">

 

La prochaine conversation du TyA aura lieu le 30 janvier prochain!

Voici le lien pour s’inscrire:
https://www.weezevent.com/22eme-conversation-du-tya

Le thème de cette année:
A CORPS PERDU

Nous vous invitons à lire, en dessous de l’affiche l’argument de la conversation, point de départ des cas cliniques qui seront présentés et des discussions qui animeront la matinée.

Pour la Commission du TyA,
Hélène Coppens et Marie-Françoise De Munck

À corps perdu
L’argument
Que notre corps contienne du feu relève de l’évidence (un monde sans feu ferait pitié),
mais l’essentiel est la direction que l’on fait prendre à ce feu (1) .

 

Au cours de cette conversation, nous partirons de la prévalence des effets sur le corps de la consommation de produits divers pour certains sujets. Ces effets sont recherchés en réponse à un réel de jouissance logé dans le corps propre et que le sujet est appelé à traiter : agitation, angoisse, nervosité, étrangeté, sensation de vide… Nous constatons en effet que la consommation apparait aussi comme une forme de solution.Mais de quel corps parlons-nous dans la clinique contemporaine ? Le corps est le lieu des pulsions, perturbé, marqué par le langage qui y laisse des traces, qui fixe des zones de jouissance en lien avec l’Autre. Mais « ce nouage n’est jamais abouti et, de ce fait, symptomatique » (2) .

Il apparait que pour certains, les manifestations du corps s’imposent sans recours possible aux fonctions du fantasme et de la parole qui, dans d’autres cas, cisaillent et canalisent la jouissance en jeu. Étonnamment, au plus le sujet est agité, au plus son rapport à l’Autre semble vide ; au plus il est envahi par des événements de corps qui l’assaillent, au moins il peut en parler.

Dans son parcours, a-t-il eu le choix et la possibilité de s’emparer d’autres formes de solutions, plus symboliques que réelles ? L’action immédiate du produit sur le corps apparait dès lors comme le circuit le plus court et d’une redoutable efficacité. Cependant, cette solution rallume éperdument le feu qu’elle cherche à éteindre et parfois le sujet aspirera à s’en passer.

Comment, alors, lui répondre ? Comment rallonger le circuit de la satisfaction en introduisant de la perte, du manque, des étapes, des substituts, bref, en construisant avec lui une sorte de nouvel appareillage où l’Autre retrouve une certaine place, et le corps une certaine image ?
1 Yannick Haenel, La solitude Caravage, Fayard, 2019, p 209.
2 Vanderveken, y., Points de perspective clinique, Nouveaux appareillages du corps, Mental 30, 2013, p. 35.

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